Le vulgaire dédaigne ce qu’il ne comprend pas. (Goethe)

Une réflexion d'Exobnos

 Un dangereux malotru  
Certains membres d’une secte intégriste dont l’arrogance ne connaît plus de bornes, agressent à présent les chercheurs professionnels et indépendants du monde scientifique.
L’un des dignitaires de la Secte et préposé de l’I.N.R.A.P. ( J-D. D ), inconnu des milieux scientifiques, reproche à un chercheur du C.N.R.S. dont les travaux font autorité depuis des lustres et ont servi de référence à toute une génération d’archéologues et d’historiens, de prendre parfois en compte des documents et des données issues de sites Internet. En clair, le trublion, qui préparerait un inventaire de fibules antiques, n’admet en fait de sources que les siennes et croit punir le chercheur du C.N.R.S. en lui annonçant qu’il s’abstiendra de se référer à ses travaux !
Dans la forme, l’outrecuidance du personnage est grotesque.
Dans le fond, l’agresseur s’en prend ni plus ni moins à la liberté de pensée et d’expression d’un scientifique de haut niveau dont les publications font l’admiration des spécialistes par leur nombre et leur qualité.
Il faut comprendre une fois pour toutes qu’un objet, venu au jour, garde une valeur intrinsèque et peut offrir un grand intérêt, même si sa provenance est imprécise. C’est notamment le cas pour les documents épigraphiques, monétaires, pour tous les artefacts qui peuvent éclairer et compléter un corpus typologique.
Bien entendu, le scientifique a le devoir de se livrer à l’étude critique de ses sources, qu’il s’agisse de sources dites officielles, de plus en plus inaccessibles, ou de sources officieuses, ainsi que des informations livrées par de nombreux sites Internet dont l’utilité est évidente. L’historien qui travaille à partir de coupures de presse et de commentaires « officiels » ne fait pas autrement, quand il interprète sa documentation et justifie ses conclusions. L’important est de toujours citer ses sources, honnêtement et avec précision.
Nous n’avons pas exagéré en dénonçant les méfaits d’une archéologie qui devient bureaucratique érigée en monopole d’État : nous assistons à présent à la dérive totalitaire d’esprits faux et fort improductifs, que le Ministère de la Culture paraît incapable d’endiguer.
Revenons à notre malotru : il peut être certain, si son travail fibulaire est un jour publié, que le succès ne sera pas au rendez- vous : nous y veillerons avec application, car le refus de se référer aux travaux des autres est une attitude anti-scientifique exclusive de toute crédibilité.
«Le vulgaire dédaigne ce qu’il ne comprend pas » ( Goethe)

Exobnos

Mention légale : 
Article L.542-1 du Code du patrimoine : « Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche. »